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Le marché du générique en France

Aujourd’hui, en France, une boîte de médicament vendue sur 5 est une boîte de générique (voir tableau ci-dessous). Entre 2002 et 2007, le marché du générique a triplé en valeur : alors que les remboursements de génériques atteignaient 500 millions d’euros en 2002, ils s’élevaient à 1,6 milliards en 20071.

Cependant, la part des génériques dans le total des ventes en France reste encore modeste en comparaison avec d’autres pays européens alors que Selon une étude comparative de plusieurs pays européens, les Français sont les plus gros consommateurs de médicaments. Ils débourseraient en moyenne 284 euros par an en produits pharmaceutiques, soit 35% de plus que la moyenne européenne (210 euros). Cela correspond à une quantité de médicaments estimée à 1500 unités par habitant en France, contre une moyenne de 989 unités.

Pour mémoire, aux Pays-Bas, une boîte sur deux de médicaments vendue en 2005 est une boîte de médicaments génériques. Le taux de pénétration, c’est-à-dire le taux de substitution d’un médicament princeps prescrit par son générique, est également en forte hausse, s’élevant à 81,7% en 2007.

Cette augmentation de la consommation de médicaments génériques permet à l’assurance maladie de faire des économies puisque leur prix est moins élevé que celui du princeps.

Selon les derniers chiffres de l’assurance maladie, les économies liées aux médicaments génériques ont atteint 1 milliard d’€ en 2007.

L’assurance maladie estime que les économies liées aux génériques vont se poursuivre, grâce à la mobilisation de tous les acteurs concernés et la tombée de nouvelles molécules dans le domaine public.

Afin de mobiliser encore davantage les économies permises par les produits dont les brevets sont échus, le CEPS3 a décidé qu’à partir de septembre 2008, le prix fabricant d’un générique est inférieur de 55% à celui de son princeps (contre 50% auparavant). D’autre part, au bout de 18 mois de commercialisation (contre 24 mois auparavant), les médicaments princeps verront leur prix baisser de 12,5%.

LES GENERIQUES « PLUS » !

Pour prolonger la durée de vie de leurs ex-médicaments vedette menacés par la concurrence des produits génériques, les laboratoires pharmaceutiques multiplient leurs relances sous de nouvelles formes galéniques, plus efficaces et moins chères en coût de traitement journalier. Les grands mondiaux du médicament attendent beaucoup de ces « génériques plus »

Regroupements et projets de fusion qui s’accélèrent dans l’industrie pharmaceutique mondiale ne doivent pas masquer un phénomène aux conséquences importantes : la montée en puissance des « génériques plus ». Novartis, Glaxo Wellcome, Merck & Co., Pfizer, Bayer, Hoechst Marion Roussel, Astra, comme la quasi totalité des grands laboratoires mondiaux, ont trouvé la parade pour contrer l’inflation des copies bon marché (les génériques) de leurs anciens médicaments vedettes.

Pour préserver au maximum le chiffre d’ affaires et la rentabilité de leurs « ex-blockbusters », menacés de déclin, tous s’efforcent de les protéger à nouveau par des innovations dans leur présentation galénique. Les mêmes que celles qu’ils utilisent déjà pour leurs nouvelles molécules en développement et à fort potentiel.

Avec leurs nouvelles formes à libération contrôlée (lyophilisats oraux, implants, patchs, etc.) ou à vecteurs (liposomes, nanosphères, microémulsions ou nanocapsules), ces vieux médicaments rajeunis apportent, il est vrai, un bénéfice réel non seulement aux malades, mais aussi aux organismes de prise en charge des soins. En réduisant les coûts par la diminution de la fréquence des prises ou des quantités indispensables pour obtenir le même effet thérapeutique. Et, plus souvent encore, en limitant les effets secondaires indésirables du médicament « princeps » et, par conséquent, les traitements annexes qu’ils peuvent entraîner.

Une innovation dans la galénique peut avoir un impact aussi important pour un laboratoire qu’une innovation thérapeutique. Des systèmes de délivrance intelligents sont devenus des atouts stratégiques majeurs, beaucoup plus efficaces pour les laboratoires entraînés dans la spirale infernale de la guerre des génériques que la recherche de différenciation par le prix. Environ 10 % du marché pharmaceutique mondial est aujourd’hui réalisé avec des médicaments faisant appel à de nouvelles formes galéniques. L’un des grands groupes européens de ces sociétés de « drug delivery », la société bâloise, contrôlée par le groupe financier SkyePharma, estime que ce chiffre d’affaires de 15 à 20 milliards de dollars, que génèrent aujourd’hui ces médicaments innovants par leur mode d’administration, va doubler d’ici à l’an 2000.

Procordia XL, un antihypertenseur de Pfizer, fut l’un des premiers « exblockbusters » relancé aux Etats-Unis en 1989 avec des résultats inespérés (1,2 milliard de dollars de chiffre d’affaires dès 1994). Néoral, l’ex-Sandimmum de Sandoz (Novartis), une cyclosporine longtemps en tête de ses ventes mondiales, mais tombée dans le domaine public en 1995, a vue son principe actif (le même que l’ancien médicament) présenté sous forme de « capsules molles » : une forme galénique en microémulsion co-développée avec RP Scherer. Cette nouvelle présentation réduit dans de fortes proportions les risques d’effets secondaires. Cette galénique nouvelle - également utilisée par Roche pour son nouveau Saquinavir, l’antiprotéase des trithérapies antisida - réduit également la durée de séjour des patients à l’hôpital. …Et le nouveau Néoral est, cette fois, protégé jusqu’en 2010. Autre grande molécule « relookée », et, du même coup, prolongée, de Novartis : celle du Voltarène, l’ex-médicament vedette de Ciba. Depuis la chute de son brevet, cet anti-inflammatoire, commercialisé initialement sous forme de solution injectable, est proposé sous une forme à action plus rapide (le Cataflam), avec une extension d’indications dans la migraine. Ce médicament est également présenté sous forme de comprimé à prise journalière unique contre certaines arthrites (Voltarène XR), ou encore dans le traitement des inflammations oculaires (Emulgel). La stratégie, dans ce cas, est de diversifier l’offre pour présenter au corps médical une gamme complète. Ce qui n’est pas toujours le cas avec les génériques. <[.>

Le Chronadalate (antihypertenseur de Bayer) est venu renforcer les ventes de son Adalate, aujourd’ hui tombé dans le domaine public. L’ancien produit (toujours commercialisé) à libération prolongée devait être administré deux fois par jour. Développé sous forme de comprimé osmotique pelliculé en liaison avec Alza Corp, le numéro 1 américain des systèmes de délivrance des médicaments, le nouveau produit à plus forte concentration de principe actif est vendu 117,40 francs (contre 57,30 francs pour l’ancien) et peut n’être absorbé par le malade qu’une seule fois par jour.

Astra, le numéro 1 suédois, « rajeunit » lui aussi son Pulmicort avec son Budénoside en le destinant à de jeunes enfants. Et les autres grands mondiaux font de même. Hoechst Marion Roussel (avec son hypertenseur Cardizem CD/Tildiem , protégé dans sa nouvelle forme injectable jusqu’en 2010), Eli Lilly (avec son Ceclor), American Home Product (avec son Orudis/Oruvail) cherchent eux aussi à bénéficier des dernières innovations dans les formes galéniques pour relancer les ventes de leurs anciens « blockbusters ».

Et le mouvement risque fort de s’amplifier le Captopril de Bristol Myers Squibb et le Zantac de Glaxo, qui figurèrent longtemps parmi les médicaments le plus vendus dans le monde, seront à leur tour, dans quelques mois, « copiables ». Et tout laisse prévoir que leurs « découvreurs » ont préparé, eux aussi, leur relance. Le pactole a tout pour séduire universitaires ou chercheurs d’organismes privés alors que les leaders de la pharmacie mondiale cherchent de plus en plus à « externaliser » leur recherche galénique. Elan Corp, installé en Irlande, a une capitalisation boursière de 3,3 milliards de dollars (près de 20 milliards de f r a n c s ) . L’américain Alza, son challenger immédiat, fondé en 1968 et toujours la firme de référence pour toutes les sociétés de « drugs delivery », approche lui, les 2,5 milliards. Huit autres, parmi lesquelles Dura Pharmaceuticals, Biovail, NeXstar, Alkermes ou Inhale Therapeutic Systems, ont des valeurs boursières qui tournent autour des 500 millions de dollars.

En France, le marché est depuis trois ou quatre ans en pleine expansion. Prographarm et Ethypharm, les deux plus anciennes sociétés spécialisées, connaissent des progressions à deux chiffres de leurs chiffres d’affaires. Les filiales de l’américain RP Scherer et de l’helvéticobritannique Jago Production investissent, l’une et l’autre, plus de 100 millions de francs pour se doter d’ installations de production u l t r a p e r f o r m a n t e s . De petites structures émergent, dont les plus importantes, Pharma Pass ou Biovectors, visent le marché américain. Flamel Technologies vient de contracter avec Monsanto pour l’élaboration d’une nouvelle forme pour son h e r b i c i d e vedette, le R o u n d - U p . Fournier, le groupe pharmaceutique de Dijon dynamisé par le succès de son patch transdermique, étudie la mise en Bourse de ses activités dans ce domaine regroupées à l’enseigne Tilderm Systems.

L’industrie pharmaceutique profite de la crise pour restructurer à l’aide de fusions spectaculaires Les avantages sont nombreux mais la course vers le gigantisme n’est pas sans danger.

Trois géants de la pharmacie se sont engagés à dépenser 155 Md$ dans des fusions d’entreprises : Merck avec Schering-Plough, Roche Holding avec Genentech et Pfizer avec Wyeth. Et ce n’est pas terminé : John Lechleiter, CEO d’Eli Lilly, vient d’annoncer qu’il cherchait une nouvelle acquisition pour laquelle il est prêt à dépenser 15 Md$ alors que l’entreprise vient à peine de fusionner avec ImClone.

Cette tendance est propre à l’industrie pharmaceutique : dans leur ensemble, les fusions et acquisitions sont en baisse mondiale (- 21 % en volume financier). Les entreprises du secteur sont dans une situation particulière. Elles disposent de réserves financières (1) grâce à de nombreux médicaments vedettes et à l’importance accrue de la pharmacie dans les traitements médicaux. Mais le revers du succès de leurs blockbusters, qui rapportent plus de 1 Md$ par an, est la baisse rapide des revenus quand cette génération de produits cesse d’être protégée par des brevet, cette érosion étant due à la concurrence des génériques.

La plupart des sociétés pharmaceutiques ont de moins en moins de médicaments prometteurs et peinent à basculer dans un modèle à base de biotechnologie censé leur donner un élan nouveau. Aussi la consolidation est-elle un choix séduisant qui permet de réduire les frais généraux, d’augmenter le nombre de produits en développement et de limiter la marge de manoeuvre des concurrents. La stratégie n’est malheureusement pas sans danger. Les acquisitions, assez hostiles, pourraient nuire à une fusion rapide. Et les majors n’héritent pas seulement des nouveaux produits de leurs partenaires mais aussi des procès et produits controversés qui se sont accumulés depuis quelques années. L’industrie parie que les alliances de 2009 imiteront la création réussie de Novartis. Mais elle oublie les prises de contrôle moins réussies, comme celles de Warner-Lambert ou Pharmacia. Et tôt où tard, il lui faudra revenir à la R&D, un peu délaissée, et revoir son approche en matière de sûreté du médicament.

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By rosiehardy
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(via tumblrtees)

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What’s Conan been up to the past nine months? Check out the Cold Open from tonight’s “Conan” premiere!

(SPOILER ALERT - West Coast, this airs in about an hour….)